lettre de Jean Paul Huchon à M. Aeschlimann

lettre de Jean Paul Huchon à M. Aeschlimann
Voici ci-dessous une lettre de Jean-Paul Huchon, président du Conseil Régional à Manuel Aeschlimann, maire d'Asnières datant du 29 septembre 2006 et contestant les pratiques peu républicaines de notre municipalité. Vous pourrez également juger de l'importance des subventions régionales dans les réalisations municipales:

"Monsieur le Maire,

La ville d'Asnières-sur-Seine a bénéficié de nombreuses subventions régionales pour l'aménagement ou la réhabilitation de certains de ses équipements.

Pour n'en citer que quelques unes, je vous rappelle l'aide de 800 000 Frs pour la restauration du château, les deux subventions pour la maison de retraite Aulagnier d'un montant de 121 014, 79 euros et de 2 211 294 euros voté en 2004, et le soutien financier de 335 796, 91 euros pour l'aménagement de la médiathèque.

Je suis extrêmement supris de ne pas recevoir systématiquement de carton d'invitation aux inaugurations des équipements ayant bénéficié d'une subvention régionale, ce qui a été le cas pour la médiathèque et que la région ne soit jamais mentionnée sur vos cartons d'invitation alors qu'il me semble légitime que notre partenariat soit affiché en positionnant la Région comme autorité invitante.

Je tiens à réaffirmer mon souhait de valoriser l'action régionale auprès de nos concitoyens que nous avons le droit d'informer sur l'utilisation des fonds publics et notamment sur la part que prend la Région dans la politique d'amélioration de leurs conditions de vie.

Je souhaite qu'à l'avenir nos cabinets se rapprochent pour mener ensemble toute opération d'inauguration, concernant, notamment, le choix de la date, la rédaction du carton d'invitation et le déroulé de la cérémonie.

Je vous prie de croire, Monsieur le Maire, à l'assurance de ma considération distinguée.

Jean Paul Huchon"


Cette lettre est pour l'instant restée sans réponse...
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# Posté le dimanche 22 octobre 2006 12:33

Le Parisien, 30 septembre 2006

Le Parisien, 30 septembre 2006
Asnières La police intervient au conseil municipal

Un huissier de justice, des micros... et maintenant la police. Les conseils municipaux d'Asnières, qui se déroulent une fois par trimestre, ressemblent de plus en plus à des foires d'empoigne où chacun fourbit ses armes. Jeudi soir, lors du conseil municipal, malgré toutes les précautions techniques habituelles, le député-maire UMP, Manuel Aeschlimann, a fini par faire appel aux fonctionnaires de police après que des élus d'opposition eurent utilisé un porte-voix pour se faire entendre.

Le maire et ses opposants ne semblent d'accord que sur une seule chose : « Il est impossible de s'exprimer dans ce conseil. »

Mais chacun en renvoie bien sûr la faute à l'adversaire. « Nous étions en train de débattre sur le programme de l'Anru, un sujet important qui pèse 160 millions d'euros, lorsque le maire m'a coupé le micro », lâche Jean-Jacques Semoun, ex-maire adjoint passé dans l'opposition. « C'est insupportable, le débat est impossible. »

Manuel Aeschlimann détaille de son côté : « Des élus de l'opposition n'ont cessé de nous provoquer et conformément à ce que j'avais annoncé dès le début du conseil, nous n'avons pas polémiqué. Mais quand ils ont utilisé leur porte-voix, on ne s'entendait plus. Il a fallu se résoudre à appeler la police. C'est malheureux d'en arriver là, c'est pitoyable. »

« C'est pitoyable »

Les policiers municipaux sont donc intervenus vers 23 heures dans l'hémicycle pour « confisquer » le mégaphone, suivis peu de temps après par des policiers nationaux. Un beau capharnaüm qui s'est conclu par le départ de l'ensemble des 14 élus de l'opposition, droite et gauche confondues : « Le maire refuse de débattre sur le fond et il caricature les propos des élus de l'opposition, c'est lui qui créé l'incident », souligne à son tour le conseiller PS, Sébastien Piétrasanta.

Le conseil a finalement repris pour se terminer à minuit et demi, sans l'opposition, sur l'adoption du projet Anru. Un projet qui comprend notamment la destruction de la barre des Gentianes et le relogement de ses habitants qui a déjà commencé."

Marisa Faion
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# Posté le samedi 30 septembre 2006 13:21

Le Parisien, 27 septembre 2006

Le Parisien, 27 septembre 2006
Asnières La commission sur les liens de la mairie avec l'Iran dissoute

Suite et fin ? La commission d'information et d'évaluation sur « les liens réels entretenus par la mairie d'Asnières et le gouvernement iranien », créée en décembre 2005, sera l'un des sujets abordés par le député-maire UMP, Manuel Aeschlimann, lors du prochain conseil municipal qui se déroulera demain soir en mairie. Le maire devrait officialiser à cette occasion la dissolution de ladite commission, sans pour autant avoir clos le débat.

Mise en place à la demande de treize élus (UMP, UDF, PS) à la suite d'une interview accordée à la télévision iranienne par le directeur de cabinet, Francis Pourbagher, récemment limogé par Manuel Aeschlimann, cette commission avait pour objectif de faire toute la lumière sur l'organisation et le financement d'une manifestation culturelle iranienne qui s'est déroulée à Asnières en janvier 2005, en présence de l'ambassadeur de la République islamique d'Iran en France. Une manifestation largement commentée par Francis Pourbagher dans une interview donnée en langue perse à la télévision iranienne qui avait suscité la mobilisation des élus d'opposition.

« La question du financement reste sans réponse »

Mais à ce jour, alors que le règlement intérieur stipule que sa durée de vie est achevée - elle n'était que de quatre mois - et que la commission composée de 16 élus représentant les différents groupes politiques du conseil ne s'est réunie qu'une fois, aucune conclusion d'enquête n'a encore été remise. Une omission qui devrait être réglée lors du prochain conseil. « On s'est posé la question d'un débat mais cela se limitera à la diffusion d'un compte rendu par le premier adjoint », lâche le directeur général des services, Bernard Loth.

"Jeudi, lors de la commission municipale (NLDR : réunion des présidents de groupe avant le conseil municipal) , nous avons demandé le rapport rédigé par la mission », souligne le socialiste Sébastien Pietrasanta. Et de préciser : « La question du financement de la manifestation iranienne par la ville reste pour nous toujours sans réponse. La commission a pour l'instant juste servi à étouffer les débats. On souhaite que cette mission soit prolongée sous une autre forme. »

Peu probable que cette requête soit suivie d'effets. Les réponses ont été apportées aux élus présents lors de la réunion, assure le maire. Il s'agissait d'une exposition classique sur la culture iranienne qui est passée dans beaucoup d'autres villes avant Asnières et qui était financée par ces communes dans la plupart des cas, ce qui n'a pas été le cas à Asnières. Depuis, elle a été présentée dans d'autres communes, comme Neuilly. »

De son côté, Laurent Martin Saint-Léon, ancien maire adjoint passé dans l'opposition, s'estime satisfait de l'initiative qui a permis d'ouvrir les débats : « Il ne m'appartient pas de me pencher sur les relations qu'entretient l'ex-directeur de cabinet avec l'Iran. Il semblerait que Manuel Aeschlimann ne savait pas que la plus grande fête chiite qui commémore le martyre du prophète Hossein était célébrée sur sa commune... Je sais tout ce que je voulais savoir sur le sujet, le reste relève plus à mon sens de la DGSE ou des services spéciaux. Pas de la commune. »

Marisa Faion
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# Posté le mercredi 27 septembre 2006 16:13

forum des associations

Cette année encore, je me suis promené avec les élus socialistes dans les allées étroites du forum des associations.

Une fois de plus, en discutant avec de nombreux dirigeants d'associations, j'ai pu mesurer la richesse de notre tissu associatif. Vous avez été nombreux à me témoigner de la sympathie et à me délivrer des messages d'encouragement. Je vous en remercie.

Vous avez été également nombreux à me parler de notre ville. De la solidarité qui s'exprime à travers les nombreuses associations de soutien scolaire, d'alphabétisation, d'aide à la recherche d'emploi. De nombreuses associations sportives m'ont fait part de leur regret de ne pouvoir disposer d'équipements sportifs plus nombreux...

On compte près de 20 000 adhérents dans les associations asniéroises...

Culture, sport, action sociale, solidarité, les associations asniéroises sont une grande richesse de notre ville.

Je m'engage à développer la vie associative à Asnières:

- développer des financements supplémentaires pour nos associations
- Aide aux associations pour trouver des locaux associatifs
- création d'équipements sportifs et culturels
- Renforcement du bénévolat par la création d'une carte du "bénévole Asniérois" permettant divers avantages
- création de plusieurs forums thématiques
- renforcer le service de la vie associative en personnel

Ancien responsable associatif sur les quartiers nord d'Asnières, je suis particulièrement attaché à notre vie associatif. Avec vous, je m'engage à la renforcer.
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# Posté le dimanche 10 septembre 2006 16:21

Mise en examen de Manuel Aeschlimann: article du Parisien du 1er septembre 2006

Mise en examen de Manuel Aeschlimann: article du Parisien du 1er septembre 2006
IL LA VOULAIT... il l'a. Sa mise en examen a été signifiée à Manuel Aeschlimann, député-maire UMP d'Asnières.

Le juge d'instruction de Nanterre en charge de l'affaire du financement d'un festival folklorique de 1998 a mis Manuel Aeschlimann en examen pour « complicité de favoritisme dans l'attribution d'un marché public ». Entendu comme témoin assisté à maintes reprises par le juge Richard Pallain, le député-maire avait frôlé plusieurs fois cette mise en examen. C'est chose faite depuis la fin juin, a-t-on appris hier de sources concordantes.

Avant son départ en congés d'été, le juge avait envoyé au député-maire « une lettre recommandée avec accusé de réception valant mise en examen », affirme un proche du dossier. Et c'est précisément à cette époque que Manuel Aeschlimann s'était fendu d'une longue lettre adressée au juge dans laquelle il réclamait lui-même sa propre mise en examen.

« Quand on demande sa mise en examen en recommandé, elle est automatiquement prononcée », affirme Manuel Aeschlimann. Mais, de source proche du dossier, on livre un tout autre commentaire. « Le juge n'a pas attendu la revendication de Manuel Aeschliman pour décider de le mettre en examen et envoyer cette lettre recommandée. » Le député-maire ne pouvait l'ignorer. Il a manifestement allumé un contre-feu. Ce qu'il démentait hier.

Rendez-vous avec le juge en octobre

Est-ce parce que l'issue de ses nombreuses auditions chez le juge semblait évidente que le député-maire s'était fait porter pâle le 19 juin, jour de sa dernière convocation comme témoin assisté ? « Certainement pas », s'indigne l'intéressé, qui affirme avoir souffert ce jour-là d'une violente sciatique. Certificat médical à l'appui.

Fin 2003, le parquet de Nanterre avait ouvert une information judiciaire pour « octroi d'avantage injustifié, recel et détournements de fonds publics », liés à l'organisation de ce festival folklorique organisé en 1998. C'est Manuel Aeschlimann, alors premier adjoint, qui avait conçu le projet de cette manifestation, dont l'organisation fut confiée à CDA Production et une association paramunicipale pour 200 000 ¤, une somme « surévaluée », d'après les investigations de la brigade de répression de la délinquance économique (BRDE).

Dès le début de l'instruction, l'ex-maire RPR d'Asnières, Franz Taittinguer, avait été mis en examen pour « atteinte à la liberté d'accès et à l'égalité des candidats dans l'attribution des marchés publics ». Cette année, la directrice de communication de l'époque de Manuel Aeschlimann, Fabienne Van Aal, et le député-maire ont été mis en examen pour complicité de favoritisme.

Mais, tout au long de l'année, l'un et l'autre ont été entendus de longues heures comme témoins assistés. Manuel Aeschlimann fut convoqué à cinq ou six reprises au moins dans le cabinet du juge. Pour des auditions durant parfois sept ou huit heures. Jusqu'à la mise en examen et la lettre de Manuel Aeschlimann fin juin. Une lettre accompagnée d'un communiqué sanglant à l'encontre du juge (lire ci-dessous) dans lesquels il évoque « l'insécurité juridique qui pèse sur les maires et leurs collaborateurs ».

« Que la justice avance sur cette affaire, c'est normal... mais je n'ai pas été bien traité. Il y a quand même des façons de faire », se justifiait le député-maire hier soir. Le prochain rendez-vous entre le juge et le député-maire est fixé à octobre prochain.

Jusqu'à sa mise en examen , Manuel Aeschlimann a déjà été entendu de longues heures comme témoin assisté , à cinq ou six reprises au moins, dans le cabinet du juge . ( GAMMA/ JEAN-FRANCOIS DEROUBAIX. )

Valérie Mahaut avec Frédéric Choulet
Le Parisien , vendredi 01 septembre 2006
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# Posté le vendredi 01 septembre 2006 07:41